Réforme dite “loi Sarkozy” en matière de succession
La réforme dite loi Sarkozy en matière de succession a profondément transformé le droit des successions et du patrimoine en France, surtout pour le conjoint et les enfants héritiers. Cette réforme du droit des successions et du patrimoine a renforcé la place du conjoint survivant, augmenté certains abattements fiscaux et rendu plus attractive la transmission anticipée du patrimoine par donation.
Pour bien protéger votre patrimoine familial, il est aujourd’hui indispensable de comprendre les effets de cette réforme de la loi Sarkozy sur les successions et de les combiner avec les règles actuelles des droits de succession 2025 et 2026.
Rappel : qu’est-ce que la réforme dite “loi Sarkozy” en matière de succession ?
La réforme dite loi Sarkozy en matière de succession renvoie principalement à la loi du 21 août 2007 dite loi TEPA, qui a remodelé la fiscalité des successions et donations. Cette réforme des successions a été portée par la volonté présidentielle de supprimer ou alléger fortement les droits de succession sur le conjoint et de relever les abattements en ligne directe afin de faciliter la transmission du patrimoine.
Les axes majeurs de cette réforme de la loi Sarkozy sur les successions ont été les suivants.
- Exonération totale de droits de succession pour le conjoint survivant et le partenaire de PACS,
- Relèvement très important de l’abattement en ligne directe pour les enfants et parents,
- Alignement du régime des donations entre partenaires de PACS sur celui des couples mariés,
- Volonté politique affichée de faire en sorte que environ 95% des successions en ligne directe ou au profit du conjoint soient exonérées de droits de mutation.
Cette réforme loi Sarkozy a donc déplacé l’effort fiscal vers les transmissions plus importantes ou moins proches sur le plan familial, tout en allégeant le poids sur les familles classiques parents enfants et couples mariés ou pacsés.

Exonération du conjoint survivant et du partenaire de PACS
L’un des apports les plus marquants de la réforme dite loi Sarkozy en matière de succession est l’exonération totale de droits de succession pour le conjoint survivant, qu’il soit marié ou partenaire de PACS. Concrètement, cette mesure signifie que, au décès de l’un des époux ou du partenaire, la part recueillie par le conjoint survivant n’est plus soumise aux droits de succession, quelle que soit la valeur des biens transmis.
Cette exonération des droits de succession pour le conjoint a plusieurs conséquences importantes pour le droit des successions et du patrimoine.
- Elle facilite le maintien du niveau de vie du conjoint survivant, qui n’a plus à vendre des biens pour payer l’impôt successoral.
- Elle permet de mieux organiser la protection du conjoint survivant via des dispositions matrimoniales, un testament ou une donation entre époux (souvent appelée donation au dernier vivant).
- Elle rend stratégique la répartition du patrimoine entre conjoint et enfants pour optimiser la charge fiscale globale à la deuxième succession, celle du conjoint survivant.
Même si le conjoint est exonéré d’impôt, les enfants restent soumis aux règles de réserve héréditaire et aux droits de succession en ligne directe, ce qui impose une vraie réflexion globale sur le patrimoine du couple.
Relèvement des abattements et évolution des barèmes
La réforme loi Sarkozy des successions a aussi relevé de manière spectaculaire l’abattement en ligne directe (enfants, parents) et ajusté certains abattements pour les autres membres de la famille. À l’époque de la réforme, l’abattement en ligne directe a été porté de 50 000 euros à 150 000 euros par héritier, augmentant largement la part de patrimoine transmis sans droits de succession.
Depuis, le montant exact des abattements de succession a encore évolué, mais l’esprit de la réforme loi Sarkozy reste visible dans la structure actuelle du droit des successions et du patrimoine. Par exemple, en 2025 et 2026, les montants d’abattement et les barèmes applicables illustrent encore cette logique de modulation selon le lien de parenté.
Tableau récapitulatif (données récentes, barème type 2025 2026)
Le tableau ci-dessous présente, à titre indicatif, quelques abattements de succession fréquemment rencontrés dans le droit des successions et du patrimoine (montants proches des données 2025-2026).
| Lien de parenté (droit des successions et du patrimoine) | Abattement indicatif par héritier (succession ou donation) | Commentaire (réforme dite loi Sarkozy et règles actuelles) |
| Enfant (ligne directe) | Environ 100 000 € par parent et par enfant | Montant fortement augmenté par la logique de la réforme, permet de transmettre une part importante de patrimoine familial. |
| Petit enfant | Environ 1 594 € | Utilisé en complément, souvent via des donations, outil de transmission patrimoniale ciblée. |
| Frère ou sœur | Environ 15 932 € | Abattement déjà relevé dans la réforme 2007, utile pour les fratries sans enfant. |
| Neveu, nièce | Environ 7 967 € (ordre de grandeur proche des montants post réforme) | Héritiers plus éloignés, fiscalité plus lourde, stratégie à affiner avec un avocat ou un notaire. |
| Personne handicapée | 159 325 € d’abattement spécifique, en plus des autres abattements | Protection renforcée pour les héritiers en situation de handicap. |
Ces abattements de succession s’appliquent avant le calcul des droits de succession selon un barème progressif, ce qui peut réduire, voire annuler, la fiscalité sur des patrimoines modestes ou transmis tôt. La combinaison de ces abattements, de la réforme loi Sarkozy et des exonérations du conjoint fait que la grande majorité des transmissions familiales classiques se déroulent avec une pression fiscale réduite, mais la situation doit être étudiée au cas par cas.
Effets concrets sur les stratégies de transmission du patrimoine
La réforme dite loi Sarkozy en matière de succession a entraîné un véritable changement de culture dans le droit des successions et du patrimoine, en encourageant la transmission anticipée et la planification patrimoniale.
Plusieurs stratégies sont aujourd’hui couramment utilisées dans ce cadre.
- Donations régulières dans la famille (enfants, petits-enfants) pour profiter à plusieurs reprises des abattements renouvelables, généralement tous les 15 ans.
- Donation entre époux pour renforcer encore la protection du conjoint survivant, au delà de l’exonération d’impôt, en lui attribuant une part plus large du patrimoine en usufruit ou en pleine propriété.
- Clauses spécifiques dans les contrats de mariage (séparation de biens, communauté aménagée) pour adapter le régime matrimonial au projet de vie et à la composition du patrimoine.
- Anticipation de la deuxième succession (celle du conjoint survivant) pour éviter une taxation concentrée sur les enfants à un moment où le patrimoine est maximal.
Sans conseils en droit des successions et du patrimoine, beaucoup de couples se focalisent sur la première succession et oublient la seconde, ce qui peut générer une fiscalité bien plus lourde pour les enfants plus tard.
Place de la réserve héréditaire après la réforme loi Sarkozy
La réforme dite loi Sarkozy en matière de succession n’a pas supprimé la réserve héréditaire, qui reste un pilier du droit des successions et du patrimoine français. La réserve héréditaire est la part minimale du patrimoine qui doit revenir aux héritiers réservataires, principalement les enfants (et à défaut le conjoint, dans certains cas), quelle que soit la volonté exprimée par testament.
Cette réserve héréditaire en droit des successions et du patrimoine limite la liberté de transmettre l’intégralité de ses biens à un tiers ou à un seul enfant, même après la réforme loi Sarkozy, mais elle coexiste avec une portion dite quotité disponible.
- Les enfants ont droit, ensemble, à une réserve qui peut représenter jusqu’à trois quarts du patrimoine en présence de trois enfants ou plus.
- La quotité disponible permet de gratifier un conjoint, un enfant en particulier ou un tiers dans une certaine limite, même après la réforme loi Sarkozy.
Le jeu combiné de la réforme fiscale loi Sarkozy, de la réserve héréditaire et des règles du régime matrimonial peut devenir très technique, ce qui justifie un accompagnement sur mesure lorsqu’il existe une recomposition familiale, des enfants de plusieurs lits ou un patrimoine important.
Impact des évolutions récentes (2024-2026) sur l’esprit de la loi Sarkozy
Même si la réforme dite loi Sarkozy en matière de succession date de 2007, ses effets continuent de se faire sentir dans les discussions actuelles sur le droit des successions et du patrimoine. Des ajustements récents sont venus modifier certains paramètres, sans revenir sur les grands principes introduits par la réforme.
- Les abattements de succession ont été parfois gelés ou réévalués, ce qui, avec l’inflation, réduit leur valeur réelle au fil des années.
- Certains projets de loi ont envisagé de renforcer la taxation des patrimoines les plus élevés, tout en conservant les avantages pour les transmissions plus modestes hérités de la réforme loi Sarkozy.
- Les règles entourant les délai de rappel fiscal des donations (souvent 15 ans) influencent fortement la stratégie de donations successives dans une optique de gestion patrimoniale familiale.
Selon des analyses récentes, le gel des abattements jusqu’en 2028 pourrait diminuer leur valeur réelle d’environ 10 à 15% d’ici cette date, du fait d’une inflation moyenne estimée entre 3% et 4% par an. Ce contexte redonne de l’importance à une stratégie active de droit des successions et du patrimoine, afin de limiter l’érosion du pouvoir de transmission de votre patrimoine familial.
Quand consulter un avocat en droit des successions et du patrimoine
Face à la combinaison de la réforme dite loi Sarkozy en matière de succession, des ajustements récents de la fiscalité et de la complexité des situations familiales modernes, le recours à un avocat en droit des successions et du patrimoine devient un vrai levier de sécurité.
Voici quelques situations dans lesquelles l’appui d’un avocat comme Coursange Avocats est particulièrement pertinent.
- Vous souhaitez anticiper votre succession en profitant au mieux de la réforme loi Sarkozy, des abattements et des règles actuelles des droits de succession.
- Vous vivez dans une famille recomposée avec des enfants de plusieurs unions et vous voulez concilier protection du conjoint et équité entre les enfants.
- Vous détenez un patrimoine immobilier important ou une entreprise familiale et voulez organiser la transmission progressive dans un cadre fiscal maîtrisé.
- Vous êtes confronté à une succession bloquée ou à des conflits entre héritiers et avez besoin d’une médiation ou d’une représentation en justice.
- Vous avez des biens à l’étranger et la succession présente une dimension internationale complexe.
Un avocat en droit des successions et du patrimoine ne se contente pas de “régler des problèmes”, il construit avec vous une stratégie patrimoniale cohérente avec vos valeurs familiales et vos objectifs de transmission.
Comment passer à l’action pour organiser votre succession
La réforme dite loi Sarkozy en matière de succession offre de vraies opportunités pour optimiser le droit des successions et du patrimoine, mais ces opportunités ne produisent des effets que si vous engagez une démarche concrète.
Voici une approche simple pour démarrer une réflexion structurée, avec l’aide d’un professionnel.
- Faire l’inventaire de votre patrimoine (biens immobiliers, comptes bancaires, placements, entreprise, dettes éventuelles) pour mesurer l’enjeu en termes de droits de succession.
- Identifier vos héritiers (conjoint, enfants, autres proches) et vos souhaits prioritaires en matière de transmission du patrimoine.
- Analyser votre régime matrimonial pour savoir comment se répartira le patrimoine entre votre succession et celle de votre conjoint, à la lumière de la réforme loi Sarkozy.
- Étudier les outils disponibles (donations, testaments, changement de régime matrimonial, assurance-vie, etc.) avec un avocat en droit des successions et du patrimoine.
- Mettre en place un plan de transmission évolutif, avec des donations échelonnées et un suivi régulier de la fiscalité et de votre situation familiale.
Commencer tôt permet de profiter plusieurs fois des abattements et d’utiliser pleinement les marges offertes par la réforme loi Sarkozy en matière de succession.

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