3 minutes de lecture | 27 janvier 2026

Liquidation du régime matrimonial

Quand un couple se sépare, la liquidation du régime matrimonial est l’étape clé qui permet de répartir les biens et les dettes entre les époux, au cœur du droit de la famille. Sans cette liquidation, le patrimoine reste imbriqué, ce qui bloque souvent la vente d’un bien immobilier, la répartition de l’épargne ou la sécurisation de la résidence familiale

 

En France, environ 45% des mariages finissent par un divorce, ce qui montre à quel point ces questions de patrimoine, de logement et de protection des enfants sont concrètes pour de nombreux couples. Face à ces enjeux, se faire accompagner par un avocat expérimenté en droit de la famille et un notaire permet de sécuriser vos intérêts et d’éviter des erreurs parfois très coûteuses. 

 

Pour bien comprendre ce qu’est la liquidation du régime matrimonial, il faut savoir qu’elle vise à évaluer et partager les biens communs après la rupture. Cette étape implique souvent des démarches précises, dont la répartition des biens de la communauté expliquée dans l’article sur la liquidation de la communauté. Selon la complexité du dossier, les frais de liquidation du régime matrimonial peuvent varier, d’où l’importance de s’appuyer sur un avocat expérimenté pour savoir comment se passe la liquidation après un divorce.

Qu’est-ce que le régime matrimonial ?

Le régime matrimonial désigne l’ensemble des règles juridiques qui organisent la propriété des biens et la répartition des dettes entre les époux pendant le mariage et au moment de sa dissolution. Il dépend soit d’un contrat de mariage, soit, en l’absence de contrat, du régime légal de la communauté réduite aux acquêts.

 

Les principaux régimes matrimoniaux en droit français sont :

 

  • Communauté réduite aux acquêts (régime légal), les biens acquis pendant le mariage sont communs, sauf exceptions.
  • Séparation de biens, chaque époux reste propriétaire de ses biens, avec parfois des biens en indivision.
  • Participation aux acquêts, proche de la séparation pendant le mariage, mais avec un partage de l’enrichissement à la fin.

 

Au moment du divorce ou du décès, la liquidation consiste à appliquer ces règles au cas concret du couple, en valorisant précisément les biens, les dettes et les créances entre époux. C’est là que l’expertise technique de l’avocat et du notaire devient décisive. 

Liquidation du régime matrimonial (définition simple)

La liquidation du régime matrimonial est le processus par lequel on dresse l’inventaire des biens et des dettes, on les évalue, puis on calcule ce qui revient à chaque époux. L’objectif est de parvenir à un partage équilibré conforme au Code civil et au régime choisi par les époux. 

 

Concrètement, la liquidation permet de savoir :

 

  • Quels biens sont communs et quels biens sont propres à chaque époux ?
  • Quelle part de chaque bien (par exemple un appartement) revient à chacun ?
  • S’il existe des récompenses ou créances entre époux (par exemple, un époux a financé un bien au nom de l’autre). 

 

Sans liquidation claire, les ex-époux restent coincés dans une indivision durable, source de conflits, de blocages de vente et parfois de contentieux coûteux devant le juge aux affaires familiales

Quand intervient la liquidation (divorce, séparation, décès)

La liquidation du régime matrimonial intervient principalement dans trois situations

 

  • Divorce (amiable ou contentieux).
  • Séparation de corps.
  • Décès de l’un des époux (en lien avec la succession).

 

En cas de divorce, la liquidation peut se faire : 

 

  • À l’amiable, dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel, souvent avant ou au moment de l’homologation.
  • Pendant ou après une procédure judiciaire, quand le juge doit trancher des désaccords.

En pratique, la liquidation et le partage des biens ont, en principe, lieu à l’amiable, avec recours obligatoire à un notaire dès qu’il existe un bien immobilier à partager. Ce choix de l’amiable permet souvent de réduire les coûts, les délais et le stress pour toute la famille.

Les grandes étapes de la liquidation

La procédure suit généralement plusieurs étapes structurées :

 

Inventaire et identification des biens

 

On liste les biens mobiliers, biens immobiliers, comptes bancaires, placements, véhicules, entreprises éventuelles et dettes du couple.

 

Qualification des biens

 

On distingue les biens communs, les biens propres et les biens détenus en indivision, selon le régime matrimonial et les preuves disponibles (titres de propriété, contrats, relevés de comptes). 

 

Évaluation des valeurs

 

Les biens sont estimés à leur valeur actuelle, parfois grâce à des experts (immobilier, entreprise, œuvres d’art).

 

Calcul des récompenses et créances

 

On calcule les sommes dues par un époux à la communauté ou inversement, par exemple si un bien propre a été financé avec des fonds communs. 

 

Rédaction de l’état liquidatif

 

Le notaire établit un état liquidatif, document qui résume l’ensemble des calculs, la composition des lots et la répartition finale. 

 

Acte de partage et signature

 

Une fois l’accord trouvé, le partage est formalisé par un acte authentique, obligatoire en présence d’un bien immobilier, puis signé par les parties. 

Rôle du notaire et rôle de l’avocat

Dans une liquidation, le notaire et l’avocat ont des rôles complémentaires, mais très différents. 

 

Le notaire

 

– Il dresse l’inventaire des biens et des dettes et réalise l’état liquidatif.

– Il donne un avis neutre sur l’application des règles juridiques et formalise les actes authentiques.

– Il intervient obligatoirement dès qu’un bien immobilier doit être partagé. 

 

L’avocat en droit de la famille

 

– Il défend vos intérêts, négocie les modalités de partage et vous alerte sur les conséquences financières à moyen et long terme.

– Il vous conseille sur les options stratégiques (garder le logement familial ou le vendre, accepter ou refuser une soulte, etc.).

– Il vous représente devant le juge aux affaires familiales en cas de blocage.

Chez Coursange Avocats, les dossiers de droit de la famille sont traités avec une approche rigoureuse, combative et transparente, afin de sécuriser au mieux vos choix patrimoniaux.

Amiable ou judiciaire (deux chemins très différents)

La liquidation du régime matrimonial peut se dérouler à l’amiable ou devant le juge

 

Liquidation amiable

 

En liquidation amiable, les époux se mettent d’accord, avec l’aide de leurs avocats et du notaire, sur :

 

  • La répartition des biens et des dettes,
  • La valeur des biens,
  • L’éventuelle soulte à verser pour compenser un déséquilibre. 

 

Cette voie est :

 

  • Plus rapide,
  • Souvent moins coûteuse,
  • Plus apaisée pour les enfants et l’entourage. 

 

Liquidation judiciaire

 

Si aucun accord n’est possible, l’un des époux peut saisir le juge aux affaires familiales

 

Dans ce cas :

 

  • Le juge peut désigner un notaire pour établir l’état liquidatif,
  • Les échanges deviennent plus formels, plus longs, et parfois plus conflictuels,
  • Le jugement peut imposer un partage ou une vente forcée de certains biens. 

 

Un accompagnement juridique dès le début augmente nettement les chances de rester dans un cadre amiable et de limiter la durée de la procédure.

Focus sur le logement familial et les biens immobiliers

Les biens immobiliers (résidence principale, résidence secondaire, investissement locatif) représentent souvent l’enjeu financier principal. 

 

En cas de divorce :

 

  • Le bien peut être vendu, et le prix est partagé selon les droits de chacun.
  • L’un des époux peut racheter la part de l’autre (versement d’une soulte).
  • Le bien peut rester en indivision temporaire, avec une convention pour encadrer les droits et charges. 

 

Le partage immobilier est encadré par des droits de partage (droit d’enregistrement), fixés à 2,50% de l’actif net partagé, auxquels s’ajoutent les émoluments du notaire, la TVA et la contribution de sécurité immobilière de 0,1%. Ces montants doivent être anticipés dès la préparation de la liquidation. 

Durée et difficultés fréquentes

La durée d’une liquidation varie fortement selon la complexité du patrimoine et le niveau de conflit.

 

  • Une liquidation simple et amiable, avec peu de biens et un accord global, peut être réglée en quelques mois avec l’aide d’un notaire et des avocats.
  • Une liquidation complexe (entreprises, patrimoine international, biens nombreux) ou judiciarisée peut durer plusieurs années, en particulier si des expertises sont nécessaires et que les désaccords persistent. 

 

Les difficultés les plus fréquentes sont :

 

  • Désaccord sur la valeur du logement,
  • Contestation du caractère commun ou propre de certains biens,
  • Litiges sur les créances entre époux (qui a financé quoi),
  • Refus de signer l’acte de partage. 

 

Comment bien préparer la liquidation (conseils pratiques)

Vous pouvez préparer la liquidation de votre régime matrimonial de manière active, pour gagner du temps et protéger vos intérêts.

 

Voici quelques réflexes utiles :

 

  • Rassembler les titres de propriété, contrats de prêts, relevés de comptes, contrats d’assurance-vie, etc.
  • Lister vos biens propres (héritages, donations, biens acquis avant mariage) avec les preuves à l’appui.
  • Noter les apports personnels que vous avez faits (par exemple, apport personnel lors de l’achat du logement).
  • Évaluer avec un professionnel la stratégie la plus adaptée (garder le logement, le vendre, accepter une soulte ou non).

 

Plus votre dossier est structuré, plus vous donnez à votre avocat et au notaire les moyens de défendre efficacement vos droits patrimoniaux.

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