3 minutes de lecture | 26 novembre 2025

Le fisc peut-il accéder aux informations de vos comptes bancaires étrangers ?

Dans un monde où la transparence financière devient la norme, le droit bancaire oblige aujourd’hui les particuliers et entreprises à connaître précisément leurs droits et devoirs vis-à-vis de l’administration fiscale, notamment lorsque des comptes sont ouverts à l’étranger. Vous vous demandez jusqu’où le fisc peut aller pour obtenir ces informations ? 

Ce que dit le droit bancaire sur les comptes étrangers

La fiscalité française impose depuis plusieurs années une déclaration systématique de tous les comptes bancaires ouverts à l’étranger. Cette obligation ne concerne pas seulement les comptes courants, mais tous les types de comptes (épargne, titres, professionnels…), ouverts, détenus, utilisés ou clos durant l’année. Peu importe si le compte est utilisé une seule fois, dès lors qu’une opération a été réalisée, la déclaration devient obligatoire.

 

Oublier une seule déclaration peut exposer à de lourdes conséquences…

 

Qui doit déclarer ?

 

  • Tous les résidents fiscaux français, y compris les Français à l’étranger qui gardent leur domicile fiscal en France.
  • Les étrangers installés en France.
  • Les entreprises, depuis la nouvelle loi de 2025, devront, dans un an, déclarer également l’ensemble de leurs comptes à l’étranger.

 

Comment le fisc accède-t-il aux informations ?

en matière de fiscalité, les banques étrangères transmettent chaque année les données des titulaires ayant un lien fiscal avec la France. Sont envoyés : nom, prénom, numéro de compte, dates d’ouverture et de clôture, solde, intérêts, plus-values ou dividendes générés.

 

Les conventions d’échange, c’est quoi ?

 

  • Les pays dits « coopératifs » transmettent ces données de manière automatique à Bercy.
  • Si le compte est ouvert dans un pays n’ayant pas signé de convention d’assistance administrative, les contrôles sont néanmoins possibles mais souvent plus longs ou complexes.

Qu’est-ce que la déclaration implique en pratique ?

La déclaration de compte étranger est réalisée grâce au formulaire n° 3916 (et 3916-bis pour l’assurance-vie et les contrats de capitalisation). Cette déclaration doit être jointe en même temps que la déclaration de revenus. Depuis quelques années, tout se fait principalement en ligne, mais il est possible de la faire sur papier.

 

Quels éléments déclarer ?

 

  • Identité du ou des titulaires.
  • Adresse et coordonnées de la banque ou de l’organisme étranger.
  • Numéro et nature du compte.
  • Dates d’ouverture ou de clôture.

 

Sanctions en cas de non-déclaration : attention danger !

 

Défaut de déclaration : 1 500 € d’amende par compte non déclaré, montant porté à 10 000 € si le compte est dans un pays non coopératif. Par ailleurs, le fisc peut imposer un redressement fiscal sur les revenus passés par le compte, augmenté des intérêts de retard. Depuis la nouvelle loi récemment votée au Sénat, le défaut de présentation de terminaux de paiement reliés à un compte étranger entraîne une amende de 7 500 € par appareil.

Voilà ce que le fisc peut réellement voir : mythe ou réalité ?

Se pose souvent la question : Le fisc peut-il accéder aux mouvements de votre compte étranger ? Les experts précisent : le fisc reçoit systématiquement les coordonnées des comptes étrangers lorsque le pays coopère, mais l’accès direct au contenu précis du compte (relevés détaillés) n’est pas automatique. Cependant, lors de contrôles ou soupçons de fraude, des demandes spécifiques via la coopération internationale peuvent aboutir à l’accès aux relevés bancaires.

 

Seuls les pays refusant l’échange d’informations compliquent l’accès du fisc à vos données, mais rien n’est impossible en cas d’enquête approfondie.

Cas concret : fiscalité sur les avoirs non déclarés

S’il est découvert qu’un compte à l’étranger n’a pas été déclaré, les fonds versés sur ce dernier peuvent être requalifiés en revenus imposables sauf preuve du contraire par le contribuable. Dans certains cas extrêmes de fraude, le fisc peut appliquer une taxe exceptionnelle allant jusqu’à 60% sur les montants concernés.

L’impact du Common Reporting Standard (CRS) sur la transparence des comptes étrangers en 2026

Le Common Reporting Standard (CRS), mis en place par l’OCDE, constitue le pilier de l’échange automatique d’informations financières entre plus de 110 juridictions. En 2026, ce dispositif renforce encore la capacité du fisc français à recevoir des données détaillées sur les comptes détenus par les résidents fiscaux à l’étranger. Les institutions financières étrangères transmettent annuellement le nom, l’adresse, le numéro de compte, le solde, ainsi que les revenus générés (intérêts, dividendes, plus-values).

Selon les bilans de l’OCDE et de la DGFiP, les échanges automatiques ont déjà permis en 2024 de couvrir plus de 134 millions de comptes financiers mondiaux représentant près de 12 000 milliards d’actifs. La France, avec plus de 111 partenaires, bénéficie d’une hausse continue des données exploitables, favorisant une augmentation des déclarations spontanées. Pour 2026, les amendements CRS 2.0 intègrent davantage les actifs numériques et les structures complexes, rendant l’identification des titulaires encore plus précise.

Ce mécanisme réduit significativement les possibilités de dissimulation tout en maintenant un accès direct limité aux relevés détaillés hors contrôles. Les pays coopératifs assurent une transmission fluide, tandis que les juridictions non participantes restent soumises à des demandes individuelles via les conventions d’assistance administrative. Les contribuables doivent donc anticiper une vigilance accrue de l’administration sur les flux transfrontaliers, avec une intégration progressive des données dans les outils de détection de la DGFiP.

Évolution des statistiques de déclarations et amendes pour les comptes étrangers en 2026

Les données publiées par l’administration fiscale révèlent une progression constante des déclarations de comptes étrangers. Entre 2023 et 2024, le nombre de comptes déclarés est passé d’environ 168 800 à 175 600, tandis que les amendes totales ont augmenté de 121 à 134 millions d’euros. Les prévisions pour 2025 tablaient sur 190 000 comptes et 150 millions d’euros d’amendes, tendance qui devrait se confirmer en 2026 avec l’élargissement des obligations aux entreprises et l’intégration des crypto-actifs.

Cette hausse reflète à la fois une meilleure conformité volontaire grâce à la transparence CRS et un renforcement des contrôles. En 2024, les contrôles internationaux ont progressé de 9 %, avec des résultats en hausse de 23 % sur les impôts des professionnels (5,2 milliards d’euros notifiés). Les redressements liés aux avoirs non déclarés contribuent significativement à ces montants, soulignant l’efficacité des échanges automatiques.

Pour 2026, l’obligation étendue aux sociétés commerciales devrait accentuer cette dynamique. Les contribuables sont invités à vérifier régulièrement leur situation déclarative via impots.gouv.fr, car l’omission même ponctuelle d’un compte utilisé une seule fois déclenche l’obligation. Ces chiffres démontrent l’importance d’une veille fiscale proactive face à un environnement réglementaire de plus en plus interconnecté.

Obligations déclaratives étendues aux entreprises françaises à compter de 2026

À partir de 2026, les sociétés commerciales domiciliées en France doivent déclarer l’ensemble de leurs comptes bancaires ouverts, détenus ou clos à l’étranger, conformément aux évolutions législatives récentes. Cette mesure, qui complète les obligations existantes pour les personnes physiques et les sociétés non commerciales, vise à lutter contre les flux financiers occultes et à renforcer la transparence des groupes multinationaux.

Les entreprises concernées joignent ces déclarations à leur liasse fiscale, en indiquant les références complètes des comptes (banque, pays, numéro, dates, nature). Cette nouvelle exigence s’inscrit dans la continuité des travaux de l’OCDE sur le Pilier 2 et les échanges CRS, avec un accent sur les prix de transfert et les structures étrangères. Les terminaux de paiement liés à ces comptes font également l’objet d’une présentation obligatoire lors des contrôles, sous peine d’amendes renforcées.

Cette extension devrait contribuer à une augmentation notable des déclarations en 2026, alignée sur la hausse observée chez les particuliers. Les directions de contrôle comme la DVNI intensifient leur action sur les montages internationaux, où plus de la moitié des redressements concernent les prix de transfert. Les entreprises ont intérêt à mettre à jour leurs processus internes pour garantir une conformité totale et éviter des sanctions financières significatives.

Accès du fisc aux relevés détaillés et limites de la coopération internationale

Le fisc français ne dispose pas d’un accès automatique et systématique aux relevés bancaires détaillés des comptes étrangers, même dans le cadre du CRS. Les informations transmises portent principalement sur l’identité du titulaire, les soldes annuels et les revenus générés. Un accès plus approfondi aux mouvements précis nécessite une demande spécifique via les conventions d’assistance administrative, souvent activée en cas de soupçons de fraude ou lors d’un contrôle approfondi.

En 2026, avec plus de 111 juridictions partenaires, la coopération reste efficace pour les pays signataires, mais plus complexe pour les territoires non coopératifs. Les autorités peuvent toutefois requalifier les fonds non justifiés comme revenus imposables, avec une charge de la preuve inversée sur le contribuable. Les statistiques montrent que les échanges automatiques ont déjà permis d’exploiter des millions de comptes, favorisant une hausse des redressements.

Cette distinction entre données automatiques et accès ciblé préserve un équilibre tout en renforçant la dissuasion. Les contribuables doivent conserver une documentation solide sur l’origine des fonds pour répondre efficacement à toute demande de justification dans le délai de reprise étendu à 10 ans en cas de non-déclaration.

Stratégies de conformité et régularisation spontanée face aux évolutions 2026

La régularisation spontanée demeure la voie privilégiée pour corriger une situation de non-déclaration sans aggravation des sanctions. En 2026, avec l’extension aux entreprises et les mises à jour CRS, les contribuables et sociétés sont encouragés à analyser leur historique déclaratif sur les dix années précédentes. Cette démarche démontre la bonne foi et limite les majorations, qui peuvent atteindre 80 % des droits rappelés en cas de dissimulation.

Les étapes incluent la préparation des relevés, contrats et justificatifs d’origine des fonds, puis le dépôt des formulaires 3916 auprès du service des impôts. Les autorités apprécient les démarches volontaires, évitant souvent les poursuites pénales et appliquant des majorations réduites (40 % dans certains cas). Les résultats du contrôle fiscal 2024-2025 confirment l’efficacité de cette approche dans un contexte de renforcement international.

Une veille régulière sur les sites officiels comme service-public.fr et impots.gouv.fr permet d’anticiper les changements, notamment l’intégration des actifs numériques. Cette conformité proactive protège contre les risques tout en s’inscrivant dans la transparence fiscale globale promue par l’OCDE.

Les implications du CRS 2.0 et de la CARF sur les actifs numériques en 2026

En 2026, les amendements au Common Reporting Standard (CRS 2.0) et l’introduction progressive du Crypto-Asset Reporting Framework (CARF) renforcent considérablement la transparence sur les actifs numériques détenus à l’étranger. Selon les travaux de l’OCDE, ces évolutions intègrent les cryptomonnaies, les portefeuilles sur plateformes décentralisées et autres produits financiers numériques dans les échanges automatiques d’informations. La France, avec plus de 111 partenaires, bénéficie d’une couverture élargie : les institutions financières étrangères transmettent non seulement les soldes et revenus, mais aussi des données plus précises sur les titulaires effectifs des structures complexes.

 

Les bilans de l’OCDE indiquent qu’en 2024, les échanges CRS couvraient déjà plus de 134 millions de comptes financiers mondiaux représentant près de 12 000 milliards d’actifs. Cette dynamique devrait s’amplifier en 2026 avec l’inclusion des crypto-actifs, favorisant une hausse des déclarations spontanées chez les résidents fiscaux français.

 

Les contribuables détenant des wallets ou tokens sur des plateformes étrangères doivent anticiper l’obligation déclarative via le formulaire 3916-bis, sous peine d’amendes de 1 500 € par compte (ou 10 000 € pour les juridictions non coopératives). Cette réglementation répond à la croissance rapide des investissements numériques tout en maintenant un accès ciblé aux relevés détaillés lors des contrôles. Les entreprises et particuliers sont invités à revoir leurs processus de traçabilité pour une conformité optimale dans cet environnement interconnecté.

Préparation aux contrôles fiscaux internationaux renforcés en 2026

Avec l’extension des obligations déclaratives et l’amélioration des outils de croisement de données, les contrôles fiscaux sur les avoirs étrangers s’intensifient en 2026. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) exploite les flux CRS pour détecter les incohérences entre déclarations et informations reçues de l’étranger. En 2024, les contrôles internationaux ont progressé de 9 %, avec une hausse de 23 % des impôts notifiés sur les professionnels, atteignant 5,2 milliards d’euros.

 

Les redressements liés aux comptes non déclarés contribuent significativement à ces résultats. Pour 2026, l’obligation étendue aux sociétés commerciales et l’intégration des actifs numériques devraient accentuer cette tendance. Le fisc peut requalifier les fonds non justifiés en revenus imposables, avec une charge de la preuve inversée, et appliquer des majorations jusqu’à 80 % en cas de dissimulation.

 

Les contribuables doivent conserver une documentation solide sur l’origine des avoirs sur une période de reprise étendue à 10 ans. Une veille régulière sur les sites officiels comme service-public.fr et impots.gouv.fr, combinée à une analyse proactive de l’historique déclaratif, permet d’anticiper les demandes de justifications et de limiter les risques lors d’un contrôle approfondi.

Impact de la nouvelle réglementation 2026 sur les groupes multinationaux et filiales étrangères

À compter de 2026, les sociétés commerciales françaises doivent déclarer l’ensemble de leurs comptes bancaires ouverts, détenus ou clos à l’étranger, complétant les obligations existantes pour les personnes physiques. Cette mesure, inscrite dans la continuité des travaux OCDE sur le Pilier 2 et les échanges CRS, cible particulièrement les flux intragroupe et les structures offshore. Les entreprises joignent ces déclarations à leur liasse fiscale, en précisant banque, pays, numéro, dates et nature du compte, avec présentation obligatoire des terminaux de paiement lors des contrôles.

 

Les directions spécialisées comme la DVNI intensifient leur action sur les prix de transfert, qui représentent plus de la moitié des redressements internationaux. Cette extension devrait contribuer à une augmentation notable des déclarations, alignée sur la progression observée chez les particuliers (de 168 800 comptes en 2023 à 175 600 en 2024). Les groupes multinationaux ont intérêt à harmoniser leurs processus internes pour éviter des amendes renforcées et des requalifications fiscales. Cette évolution renforce la lutte contre l’évasion tout en promouvant une transparence accrue des opérations transfrontalières.

Délais de reprise et taxation des avoirs étrangers non déclarés en 2026

En cas de non-déclaration d’un compte étranger, le délai de reprise fiscal est porté à 10 ans. Les fonds non justifiés peuvent être requalifiés en revenus imposables, avec application possible d’une taxe exceptionnelle allant jusqu’à 60 % sur les montants concernés, comme validé par la jurisprudence. Les amendes forfaitaires s’élèvent à 1 500 € par compte non déclaré (10 000 € pour les pays non coopératifs), complétées potentiellement par des majorations de 40 % à 80 %.

 

Les statistiques de la DGFiP montrent une progression des redressements grâce aux échanges automatiques. Pour 2026, avec l’élargissement aux entreprises et aux crypto-actifs, cette vigilance accrue incite à une régularisation spontanée proactive. Cette démarche, accompagnée d’une documentation complète (relevés, contrats, justificatifs d’origine), permet souvent d’atténuer les sanctions en démontrant la bonne foi. Les contribuables doivent analyser leur situation sur la décennie précédente pour anticiper toute demande et éviter l’aggravation des pénalités dans un cadre réglementaire de plus en plus strict.

Comparaison entre obligations déclaratives des particuliers et des entreprises en 2026

Les obligations déclaratives des comptes étrangers diffèrent selon le statut du contribuable, mais convergent vers une plus grande transparence en 2026. Les résidents fiscaux français (particuliers, associations, sociétés non commerciales) déclarent via le formulaire 3916 (ou 3916-bis) tous les comptes ouverts, utilisés ou clos à l’étranger. Les sociétés commerciales, quant à elles, intègrent cette déclaration dans leur liasse fiscale, avec des exigences étendues sur les filiales et terminaux de paiement.

 

Cette distinction reflète la volonté de lutter contre les flux occultes tout en adaptant les contrôles. Les échanges CRS, couvrant des centaines de millions de comptes mondiaux, alimentent les deux volets. Les particuliers risquent des amendes par compte, tandis que les entreprises font face à des sanctions renforcées sur les montages internationaux. Une conformité unifiée, via une veille sur les ressources officielles de l’OCDE et de la DGFiP, permet d’éviter les incohérences et de répondre efficacement aux demandes de l’administration. Cette harmonisation progressive renforce l’efficacité globale de la lutte contre la fraude transfrontalière.

Comment régulariser une situation délicate ?

Vous découvrez qu’un compte n’a jamais été déclaré ? Mieux vaut agir spontanément et contacter un professionnel du droit bancaire pour accompagner la régularisation. Les démarches de régularisation préviennent l’aggravation des sanctions et démontrent la bonne foi.

 

Voici comment faire :

 

    • Contactez un avocat spécialisé, tel que le cabinet Coursange, pour analyser votre situation.
    • Préparez tous les documents : relevés, contrats, communications avec la banque étrangère.
    • Remplissez les formulaires requis sur impots.gouv.fr ou en papier.
    • Conservez la preuve de déclaration ou d’envoi de dossier.

FAQ

Quels sont les nouveaux types de comptes concernés par la déclaration en 2026 ?

En 2026, outre les comptes bancaires traditionnels, l’obligation s’étend explicitement aux comptes d’actifs numériques (cryptomonnaies), aux portefeuilles sur plateformes étrangères et aux contrats assimilés. Les amendements CRS intègrent ces actifs dans les échanges automatiques à partir de 2027 pour les premiers rapports, mais la déclaration annuelle via le formulaire 3916-bis s’applique dès 2026 pour les résidents fiscaux français. Cette évolution répond à la croissance des investissements numériques et renforce la traçabilité des flux.

 

Comment le fisc utilise-t-il les données CRS pour les contrôles en 2026 ?

Les données CRS sont croisées avec les déclarations fiscales pour détecter les incohérences. En cas de discordance, l’administration peut engager un contrôle et demander des justifications. Les statistiques 2024 montrent une exploitation massive de ces informations, contribuant à la hausse des redressements internationaux. L’accès reste ciblé, priorisant les cas à risque.

Les entreprises françaises doivent-elles déclarer tous leurs comptes étrangers en 2026 ?

Oui, les sociétés commerciales sont tenues de déclarer l’ensemble de leurs comptes étrangers à compter de 2026, en complément de leurs obligations fiscales existantes. Cette mesure inclut les filiales et structures liées, avec présentation des terminaux de paiement lors des contrôles. Elle vise à lutter contre l’évasion via des entités offshore.

Quel est le délai de reprise en cas de non-déclaration d’un compte étranger ?

En cas d’omission, le délai de reprise est porté à 10 ans. Les fonds non justifiés peuvent être requalifiés en revenus imposables, avec application possible de la taxe forfaitaire de 60 % sur les avoirs. Une régularisation spontanée permet d’atténuer ces conséquences.

Les non-résidents fiscaux français sont-ils concernés par ces obligations ?

Les personnes physiques résidentes fiscales en France, y compris les expatriés conservant leur domicile fiscal en France, doivent déclarer leurs comptes étrangers. Les non-résidents purs ne sont pas soumis à cette obligation déclarative spécifique pour les comptes non liés à une activité française, mais des conventions bilatérales peuvent s’appliquer.

 

Quels sont les risques pénaux associés à la non-déclaration de comptes étrangers en 2026 ?

La non-déclaration volontaire peut entraîner des poursuites pour fraude fiscale (article 1741 du CGI), avec des peines allant jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende (ou le double des impôts fraudés). En cas de dissimulation aggravée, les sanctions sont plus lourdes. La régularisation spontanée reste le moyen privilégié pour limiter ces risques et démontrer la bonne foi, évitant souvent les poursuites pénales.

Les actifs numériques sur plateformes décentralisées doivent-ils être déclarés en 2026 ?

Oui, les wallets et actifs numériques sur plateformes étrangères entrent dans le champ déclaratif via le formulaire 3916-bis. Les amendements CRS 2.0 et CARF prévoient leur intégration progressive dans les échanges automatiques, avec une traçabilité accrue à partir de 2026-2027. Les titulaires doivent identifier les revenus générés et conserver une documentation détaillée.

Comment les échanges CRS influencent-ils les redressements fiscaux en 2026 ?

Les données CRS sont croisées avec les déclarations pour identifier les discordances. Cela favorise une hausse des contrôles ciblés et des redressements, comme observé en 2024 avec plusieurs millions de comptes exploités. L’accès aux relevés détaillés reste conditionné à des demandes spécifiques, mais la transparence globale renforce la dissuasion.

Les expatriés français conservant leur domicile fiscal en France sont-ils concernés en 2026 ?

Oui, les expatriés résidents fiscaux en France doivent déclarer leurs comptes étrangers, quelle que soit leur localisation. Les conventions bilatérales et le CRS s’appliquent, avec les mêmes obligations et sanctions que pour les résidents métropolitains.

 

Quelles sont les bonnes pratiques pour une veille fiscale proactive en 2026 ?

Consulter régulièrement les sites impots.gouv.fr, service-public.fr et les publications OCDE permet d’anticiper les évolutions. Analyser annuellement l’historique des comptes, mettre à jour la documentation et consulter un professionnel en cas de doute garantit une conformité optimale face aux renforcements réglementaires.

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